Les orientations stratégiques actuelles

Les différentes instances de l'établissement ont défini ces orientations stratégiques ciblées sur 7 axes prioritaires :

1 - L'aménagement des locaux de deux unités de soins de suite lourds et des quatres lits identifiés en soins palliatifs.
2 - La prise en charge organisationnelle des soins palliatifs et de la douleur.
3 - Deux certifications d'une grande qualité par la Haute Autorité de Santé.
4 - La surveillance, la prévention et le contrôle du risque infectieux.
5 - La rigueur d'organisation induite par les technologies nouvelles.
6 - Le développement du système d'information avec l'informatisation du dossier du patient.
7 - L'amélioration de la qualité des repas.


L'informatisation des établissement de santé.
La charte du patient hospitalisé.



La prise en charge de la Douleur et les Soins Palliatifs

La prise en charge de la douleur et des soins palliatifs constitue un objectif prioritaire permanent, reposant sur une forte adhésion du personnel à la "culture palliative" avec une grande disponibilité des médecins et des soignants à l'égard des patients et de leur famille :

Une organisation spécifique est mise en place associant :
- Un comité de lutte contre la douleur et de soins palliatifs (CLUDS) très actif coordonné par un médecin de l'établissement.
- Une adhésion à un réseau Inter-CLUD autour du groupe Arnault Tzanck destiné à faciliter l'échange de nos pratiques avec un suivi régulier de la satisfaction des patients.
- Un appui et une coordination régulière avec l'équipe mobile de soins palliatifs du CHU de Nice, apportant des conseils de prise en charge et un soutien régulier du personnel de l'établissement.
- Un staff ou réunion multidisciplinaire bi hebdomadaire des soignants destinées à favoriser les échanges sur la prise en charge des patients.
- Un dossier médical spécifique des patients en soins palliatifs optimisant le suivi pluri disciplinaires des patients.
- Une formation intense du personnel avec une inscription universitaire annuelle systématique de plusieurs médecins ou soignants. A ce titre, un grand nombre d'entre eux sont diplômés universitaire de prise en charge palliative, incluant deux médecins, quatre infirmières, une aide-soignante, une psychologue et un kinésithérapeute. Une formation est en cours pour une infirmière et une aide-soignante.
- Une présence d'une psychologue titulaire du diplôme universitaire de prise en charge de la douleur et du diplôme inter universitaire de prise en charge des soins palliatifs.
- Une réunion régulière du groupe de parole en soins palliatifs et d'éthique animée par une psychologue.
- Une intervention de l'équipe des bénévoles de l'Association d'accompagnement en soins palliatifs "Albatros 06", destinée au soutien des malades.



La Certification : la gestion de la qualité et la prévention du risque reconnue par la Haute Autorité de Santé (H.A.S.)

L' établissement bénéficie de trois :

1- En 2006, trois experts de la Haute autorité de Santé ont attribué une certification à l'établissement sans réserve ni recommandation.
Plusieurs points forts sont mis en exergue dans leur rapport :
- La politique forte d'amélioration du dossier patient avec une informatisation complète.
- La douleur prise en charge sous ses deux dimensions par l'équipe pluri disciplinaire.
- L'accompagnement des patients en fin de vie.
- Le circuit du médicament sécurisé.
- Une réelle politique de management étendue à tous les domaines.
- Un système d'information reposant sur une large informatisation des secteurs d'activité.
- Une politique qualité bien implantée avec l'engagement fort de la direction.
- La lutte contre les affections nosocomiales incluse dans les priorités.


2- En 2010, trois experts de la Haute autorité de Santé ont amplifié la qualité de ces résultats.
98,5% des critères du manuel de certification sont classés en A.
6 actions sont remarquées dont la qualité du management et les évaluations de nos pratiques professionnelles :
- Un nombre d'évaluation portant sur l'amélioration des pratiques supérieur aux exigences.
- Un management à l'écoute, prenant en compte les attentes et les intérêts de tous les partenaires.
- Un système d'information communiquant à toutes les étapes, permettant un partage.
- Une remise de projet thérapeutique au patient, élément de progrès et de motivation.
- Une délivrance quotidienne de leur ordonnance au patient apportant une sécurité complémentaire.
- Une implication pluri professionnelle dans l'évaluation.


2- En 2014, deux nouveaux experts de la Haute Autorité de Santé ont confirmé l'excellence de la démarche qualité au sein de la clinique, avec une nouvelle certification sans réserve ni recommandation. Les sept thématiques suivantes sont identifiées en points forts (>90%) :
- Management de la qualité et de la sécurité des soins.
- Evaluation des Pratiques Professionnelles.
- Management stratégique.
- Management des ressources.
- Droits et place du patient.
- Gestion des données du patient.
- Parcours du patient.

- Ces rapports sont consultables :

UNE CERTIFICATION PARMI LES MEILLEURS ETABLISSEMENTS DE FRANCE

Tous les rapports de certification

Voir le tableau des résultats


La surveillance, la prévention et le contrôle du risque infectieux

Le rapport de certification publié en 2006 par la Haute Autorité de Santé précisait déjà: "L'établissement a mis dans ses priorités la maîtrise du risque infectieux, et notamment la lutte contre les infections nosocomiales".

De nombreux moyens sont mis en oeuvre :


- Un Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) très actif, sous l'impulsion de son président, détermine la politique de l'établissement en matière de gestion du risque infectieux.

- Une Equipe Opérationnelle d'Hygiène (EOH) dynamique coordonne l'ensemble des actions sur le terrain, notamment dans le cadre de notre plan de maitrise du risque infectieux.

- Une adhésion à deux réseaux :
  Inter-CLIN autour du groupe Arnault Tzanck, soutient une pratique commune de plusieurs établissements.
  Azur CLIN, groupe de travail fédéré autour du CHU de NICE, porte son action sur différents thèmes concernant la surveillance, la prévention et le contrôle du risque infectieux

- Une enquête de suivi des affections nosocomiales (bacille multi-résistant).

- Une formation intense du personnel :
  Diplôme universitaire d'hygiène hospitalière et d'écologie bactérienne pour le président du CLIN, le cadre infirmier responsable de l'EOH et une IDE de nuit
  Attestation universitaire d'hygiène pour deux infirmières.


Les derniers résultats du tableau de bord des infections nosocomiales pour l'année 2013, publié par le ministère de la santé en novembre 2014, objectivent un résultat mettant en valeur nos actions :

- Indice composite de lutte contre les infections nosocomiales (ICALIN2) classé en A avec un taux de 89%
- Indice de consommation de solution hydro-alcoolique (ICSHA2) classé en A avec un score de 93.5%
- Indice composite d'activité et de traitement antibiotique (ICATB2) classé en A avec un score de 100%
- Indicateur composite de maitrise de la diffusion des bactéries multi-résistantes (ICA-BMR) classé en A avec un score de 92%.


Voir les indicateurs ICALIN


La rigueur d'organisation et l'utilisation des nouvelles technologies

Les technologies nouvelles développées intensément dans l'établissement permettent d'assurer une démarche sécuritaire importante et une rigueur d'organisation.

Elles associent :


1- Une installation de détection incendie très performante.

2- Un système d'appel malade couplé au téléphone doté de fonctions multiples :
- Identification de l'appel du patient sur le téléphone portable.
- Comptabilisation des temps d'intervention et des délais de réponse.
- Appel de détresse en cas d'urgence.
- Transfert de l'alarme incendie.
- Détection d'ouverture des portes d'accès, transmise au personnel de nuit.

3- Un système de bracelet anti-fugue déclenchant une alarme sonore sur l'ensemble des téléphones des professionnels en cas de tentative de sortie inopinée du patient.

4- Une informatisation globale de tous les secteurs.

5- Un enregistrement permanent des températures des chambres froides.

6 - Un contrôle sécurisé des accès : portes extérieures et intérieures
7- Une vidéo surveillance de contrôle comprenant :
- Dix caméras de visualisation des accès de l'établissement.
- Deux écrans de transmission des images à l'accueil et à l'infirmerie.
- Un enregistrement permanent avec possibilité d'analyse ultérieure des images.

8- Une photothèque des dysfonctionnements destinée à la formation du personnel.

9- Un site internet avec une mise à jour très régulière.



Le système d'information

La gestion du système d'information comprend :

1- Un équipement en matériel informatique performant associant un :

- Réseau intranet avec un terminal serveur et une sauvegarde permanente des données

- 44 postes informatiques : 32 PC fixes et 13 portables connectés par une liaison sans fil, facilitant la prescription et la validation des actes au lit du patient.

2- Une interface entre les nombreux logiciels utilisés :
- Dossier médical du patient
- Facturation et comptabilité
- Elaboration du PMSI
- Gestion de la restauration
- Distribution du médicament
- Gestion du temps des salariés...



3- Un système documentaire très complet informatisé utilisable par l'ensemble du personnel.

"La politique du système d'information repose sur une large informatisation interfacée des différents secteurs d'activités, qui confère sécurité des informations et des soins, gain de temps et valorisation des personnels. Le dossier constitue un recueil très exhaustif des données propres au patient. Tous les professionnels y tracent leurs observations et leurs actes."

Appréciation établie dans le rapport de certification publié en 2006 et 2010 par la Haute Autorité de Santé.


L'amélioration de la qualité des repas

La démarche qualité en cuisine

Pilotée par la responsable qualité et la diététicienne, cette dynamique permet de maîtriser l'ensemble des procédures sur les points critiques identifiés lors de la production des repas, avec auto contrôles des cuisiniers.
La démarche HACCP est en place à toutes les étapes de la restauration. L'ensemble du personnel de cuisine est formé à cette démarche et en applique toutes les règles au quotidien en matière d'entretien des locaux, de tenue vestimentaire, de prévention des infections et de traçabilité.

Un Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) assure la gestion documentaire règlementaire conformément à l'arrêté du 8 Juin 2006. Il a été élaboré par le Comité de Liaison pour l'Alimentation et la Nutrition, en relation avec le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales, la direction et le service de restauration, il est réévalué chaque année.



Des procédures, des protocoles et des enregistrements existent pour toutes les étapes à risque en cuisine de la réception des marchandises à la distribution des repas. L'ensemble de la documentation est consultable et imprimable à tout moment dans l'index du logiciel de gestion documentaire et de gestion des risques Bluekango. Un poste informatique et une imprimante sont à la disposition des cuisiniers dans les réserves alimentaires.
Un prestataire externe spécialisé assure une formation théorique générale une fois par an sur l'hygiène et le processus de gestion des repas (de la livraison à la distribution) à laquelle assistent les cuisiniers et les agents de service. Ce prestataire assure également trois formations par an sur le terrain auprès des cuisiniers, associées à un audit des installations et des processus, afin de maintenir leurs connaissances et leur vigilance. Les éventuelles remarques formulées au décours de cet audit annuel sont consignées, traitées et suivies dans un plan d'action qualité HACCP, réévalué et validé 1 fois par an par le CLAN.

La dernière visite des services vétérinaires a été réalisée en janvier 2006, lors de l'achèvement de la réfection globale de nos locaux en cuisine. Toutes les actions préconisées ont été réalisées, après leur intégration au plan d'action HACCP. Une enquête de satisfaction des patients sur la fonction restauration est réalisée deux fois par an par les cuisiniers, la diététicienne, la RAQ et la gouvernante. Les résultats de cette enquête sont présentés à la CRUQ PC, au CLAN, en CMDR et au Comité de Pilotage. Elle permet de sensibiliser le personnel à la prise en charge des repas et de mettre en place des actions d'amélioration.



L'informatisation des établissements de santé par le Docteur Jacques DESTOMBE

Article publié en Mai 2005 dans la revue de la fédération de l'Hospitalisation Pivée.

L'INFORMATISATION GLOBALE D'UN ETABLISSEMENT DE SOINS : "UN ENJEU CONSIDERABLE ET INCONTOURNABLE"
Le Centre Saint Dominique est un établissement de soins de suite indifférenciés de 80 lits, doté d'une unité de 10 lits de "Soins de Suite Lourds". La mise en place du dossier médical informatisé représente une échéance difficile, mais inéluctable pour un établissement de soins. D'emblée, elle suscite une foule d'interrogations et de craintes car elle constitue une véritable révolution de la culture médicale traditionnelle. Lors de sa mise en place, il faut garder à l'esprit tous les bénéfices apportés par la rigueur de cette nouvelle installation. A terme, les résultats deviennent spectaculaires. A travers notre vécu personnel, nous essaierons d'apporter quelques éléments d'éclairage sur notre démarche récente.

A - Un contexte actuel paradoxal :
Alors que les techniques médicales ont subi une profonde mutation avec des résultats prodigieux réalisés par l'endoscopie, l'échographie, "écho Doppler" ou l'imagerie par résonance magnétique, il est surprenant de constater que le dossier médical et la transmission de l'information dans les établissements de santé demeurent anachroniques. Ainsi, le dossier médical, pièce maîtresse de la prise en charge du patient est toujours rédigé sur papier avec une utilisation compliquée. Il présente de nombreuses difficultés d'utilisation : lisibilité, échanges entre les intervenants, classement des documents, archivage, émargement. Quel médecin n'a pas connu l'égarement de compte-rendus ou la perte d'un dossier ? De même, la transmission écrite de l'information peut s'avérer défectueuse, car elle reste basée sur des recopiages fastidieux et incessants. La dispensation du médicament constitue un exemple typique imposant une coordination difficile à organiser entre le médecin, le pharmacien et l'infirmière. Une étude publiée en 2002 objectivait qu'au sein des établissements hospitaliers, un patient sur dix ne recevait pas le traitement prescrit : prolongation intempestive du médicament, ordonnance mal rédigée ou transcrite, erreur de posologie…

B - L'appréhension de l'utilisation de l'outil informatique :
Avant d'entamer l'informatisation d'un établissement de soins les craintes sont nombreuses et souvent justifiées. On retrouve toujours la peur du clavier, le prétexte de la perte de temps, la réticence classique au changement, le coût de l'installation, l'achat d'un logiciel inadapté à l'organisation spécifique propre à chacun.
Elle impose d'établir un cahier des charges répondant aux besoins. Ainsi, nous attendions de notre nouveau logiciel :
- Un dossier médical organisé dans un environnement simple le plus proche possible du dossier papier.
- Le respect total du secret médical avec une sélection de l'information en fonction de chaque catégorie du personnel.
- La signature immédiate horodatée de chaque intervenant.
- Une organisation rigoureuse de la dispensation des médicaments : posologie, durée du traitement, alerte en cas de contre-indication ou inter-action médicamenteuse.
- Des prescriptions automatisées : laboratoires, kinésithérapie, radiologie…
- Un agenda de rendez-vous du patient et des intervenants.
- Un archivage simple avec consultation des historiques.
- La réception des résultats de laboratoire avec validation obligatoire des médecins et classement instantané dans le dossier du patient.
- Des transmissions avec une communication très facile entre les professionnels de l'établissement.
- Une interface avec le logiciel administratif et de facturation.

C - La phase d'installation :
Elle impose beaucoup de patience, d'obstination et une motivation essentielle de l'ensemble du personnel. Elle ne peut se faire que par étapes successives et avec l'aide d'un référent informatique en interne. La mise en place doit se faire très progressivement par pallier en se focalisant d'abord sur une seule application du logiciel. Pour notre part, nous avons choisi, en premier, la dispensation du médicament. En effet, notre organisation n'était pas satisfaisante, avec un risque d'erreur dans la distribution du médicament. Cette lacune a permis de motiver fortement le personnel avec l'installation d'une nouvelle organisation dont la mise en place a duré plusieurs mois. Cette période d'initiation doit être suffisamment longue, afin que les utilisateurs comprennent l'intérêt du système et acquièrent le maniement de l'outil informatique. Le personnel doit être accompagné de façon quotidienne par un référent informatique. En l'absence d'informaticien dans l'établissement, notre responsable qualité, passionnée d'informatique a apporté une aide régulière à chaque utilisateur, diffusant une formation à chaque employé à son poste en le rassurant sur ses capacités. Cette diffusion constitue, d'ailleurs, une réelle difficulté pour les employés de nuit et les intérimaires. La mise à disposition du matériel informatique doit être bien réfléchi. Le nombre de poste de travail doit être suffisant pour éviter toute attente de l'employé. Par ailleurs, nous avons opté pour l'installation de portables sans fil, utilisables par les médecins de l'établissement.

D - Des résultats spectaculaires :
Après notre phase d'installation, les résultats sont très intéressants et même inespérés. La nouvelle version dite V2 du logiciel OSIRIS nous apporte de nombreuses satisfactions : L'utilisation par le médecin du portable sans fil au lit du malade constitue un outil exceptionnel avec une diffusion instantanée de toutes les informations et prescriptions à l'ensemble des intervenants : Pharmacien, infirmière,… La consultation immédiate du dossier médical intègre une synthèse rapide sur un seul écran de tous les éléments clés : Antécédents, diagnostics, dernier examen clinique, traitement, dernières prescriptions… La dispensation du médicament est totalement verrouillée associant une grande sécurité dans l'organisation de la distribution mais aussi dans la prescription avec l'apparition immédiate d'un écran d'alerte précisant l'ensemble des contre-indications et inter-actions. La transmission du dossier médical est immédiate à la demande d'un patient, d'un intervenant extérieur ou lors d'un transfert en urgence par le SAMU : l'ensemble des documents sélectionnés est imprimé. La traçabilité et la validation de chaque acte, la confidentialité des informations et le dossier unique constituent un atout considérable sur plan médico-légal. L'archivage permet une consultation immédiate des dossiers de tous les malades présents et anciens. La communication entre les professionnels est extrêmement facilitée par des transmissions propres à chaque catégorie de personnel, associée à une consultation facile des informations transmises par les autres intervenants. L'analyse transversale des dossiers s'avère très intéressante avec une possibilité de visualiser la journée d'un seul ou d'un groupe d'intervenants. Enfin les possibilités d'analyses statistiques sont extrêmement nombreuses avec des enquêtes ciblées type infections nocosomiales. Notre expérience actuelle reste faible dans ce domaine mais va probablement s'amplifier avec la connaissance approfondie de notre logiciel.

A l'heure où la perspective du "dossier médical partagé" du patient devient obligatoire, les établissements de soins sont contraints à envisager une informatisation globale. Une fois la dynamique lancée, l'expérience s'avère très fructueuse et pleine de ressources.



La Charte du patient hospitalisé

(Circulaire N°DHOS/E1/DGS/SD1B/SD1C/SD4A/2006/90 du 2 mars 2006 relative aux droits des personnes hospitalisées et comportant une charte de la personne hospitalisée).

Principes généraux (1) :
1- Toute personne est libre de choisir l'établissement de santé qui la prendra en charge, dans la limite des possibilités de chaque établissement. Le service public hospitalier est accessible à tous, en particulier aux personnes démunies et, en cas d'urgence, aux personnes sans couverture sociale. Il est adapté aux personnes handicapées.

2 - Les établissements de santé garantissent la qualité de l'accueil, des traitements et des soins. Ils sont attentifs au soulagement de la douleur et mettent tout en œuvre pour assurer à chacun une vie digne, avec une attention particulière à la fin de vie.

3 - L'information donnée au patient doit être accessible et loyale. La personne hospitalisée participe aux choix thérapeutiques qui la concernent. Elle peut se faire assister par une personne de confiance qu'elle choisit librement.

4 - Un acte médical ne peut être pratiqué qu'avec le consentement libre et éclairé du patient. Celui-ci a le droit de refuser tout traitement. Toute personne majeure peut exprimer ses souhaits quant à sa fin de vie dans des directives anticipées.

5 - Un consentement spécifique est prévu, notamment, pour les personnes participant à une recherche biomédicale, pour le don et l'utilisation des éléments et produits du corps humain et pour les actes de dépistage.

6 - Une personne à qui il est proposé de participer à une recherche biomédicale est informée, notamment, sur les bénéfices attendus et les risques prévisibles. Son accord est donné par écrit. Son refus n'aura pas de conséquence sur la qualité des soins qu'elle recevra.

7 - La personne hospitalisée peut, sauf exceptions prévues par la loi, quitter à tout moment l'établissement après avoir été informée des risques éventuels auxquels elle s'expose.

8 - La personne hospitalisée est traitée avec égards. Ses croyances sont respectées. Son intimité est préservée ainsi que sa tranquillité.

9 - Le respect de la vie privée est garanti à toute personne ainsi que la confidentialité des informations personnelles, administratives, médicales et sociales qui la concernent.

10 - La personne hospitalisée (ou ses représentants légaux) bénéficie d'un accès direct aux informations de santé la concernant. Sous certaines conditions, ses ayants droit en cas de décès bénéficient de ce même droit.

11 - La personne hospitalisée peut exprimer des observations sur les soins et sur l'accueil qu'elle a reçus. Dans chaque établissement, une commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge veille, notamment, au respect des droits des usagers. Toute personne dispose du droit d'être entendue par un responsable de l'établissement pour exprimer ses griefs et de demander réparation des préjudices qu'elle estimerait avoir subis dans le cadre d'une procédure de règlement amiable des litiges et/ou devant les tribunaux.


(1) Le document intégral de la charte de la personne hospitalisée est accessible sur le site internet : www.sante.gouv.fr.
Il peut être également obtenu gratuitement, sans délai, sur simple demande, auprès du service chargé de l'accueil de l'établissement.